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Main d’œuvre et emplois

Emploi, Chomâge et retraite

Les Suisses travaillent beaucoup, en moyenne 42,4 heures par semaine, et a priori, ils aiment cela. En 1985 lors d'une votation populaire, le peuple suisse a rejeté une prolongation générale des congés de 4 à 5 semaines par année, et en 2002, ils ont voté contre l'introduction de la semaine de 36 heures.

Le personnel à temps plein n'a droit qu'à 20 jours ouvrables de congés annuels. C'est moins que dans la plupart des pays européens. Les jours fériés officiels varient d'un canton à l'autre, mais il y en a généralement 8 à 9.

Chaque année, près de 200 millions d'heures de travail sont manquées pour des raisons de santé (soit 74% du volume annuel des absences au travail). Parmi les autres causes importantes d'absentéisme, il y a le service militaire et le service civil, qui comptent ensemble pour 13% des absences.

Salaires

En 2003, un sondage mené par la banque UBS dans 70 métropoles du monde entier plaçait Zurich et Genève en tête des villes avec le plus haut niveau de salaire net. Mais en contrepartie, elle dénotait une durée du travail nettement plus longue dans ces deux villes.

Dans toute comparaison, il ne faut pas oublier que le coût de la vie varie considérablement d'un pays à l'autre. L'étude de l'UBS de 2003 plaçait néanmoins Zurich, Bâle et Genève en tête des villes avec le plus fort pouvoir d'achat.

Chômage

De longues années durant, on ignorait le chômage en Suisse : moins de 1%, cela ne valait même pas la peine d'en parler.

On a avancé plusieurs raisons pour expliquer cette stabilité de l'emploi. Les travailleurs étrangers titulaires de permis de séjour à court terme auraient absorbé l'impact des crises de l’emploi en quittant le pays lorsque la situation devenait difficile. Les entreprises du pays auraient été plus prudentes qu'ailleurs en matière de licenciements pour ne pas mettre en danger les accords garantissant la paix du travail en Suisse. Enfin, l'absence d'industries où les crises sont endémiques (mines, sidérurgie) a également été avancée comme raison.

Pourtant, au cours de la récession des années 90, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté dramatiquement en Suisse, atteignant le niveau record de 5,7 % en février 1997, au moment où la plupart des entreprises procédaient à de douloureuses restructurations.

Avec l'amorce de la reprise à la fin des années 90 et l'introduction d'un nouveau mode de comptabilisation des chômeurs, le taux de chômage enregistré est redescendu à 1,7% en 2001. A la fin de l'année 2007, il atteignait 2,7%.

Le chômage connaît des variations régionales. Les parties francophone et italophone sont en général plus durement frappées que la partie germanophone. Les femmes et les étrangers dénotent également une plus grande prédisposition au chômage que les hommes suisses.

La plupart des demandeurs d'emploi retrouvent une occupation au cours de leur première année de chômage.

Actifs et retraités

L'âge légal de la retraite est à 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes.

Le système d'assurance-vieillesse, appelée officiellement assurance-vieillesse et survivants (AVS), a été introduit en 1948. Il est financé par les cotisations des employeurs et des travailleurs et par l'Etat.

L'AVS ne représente toutefois qu'une partie du système de prévoyance sociale suisse. Celui repose sur trois piliers.

Le premier pilier, c'est l'AVS. Il s'agit d'une prévoyance étatique et obligatoire à laquelle toute personne adulte, qu'elle travaille ou pas, est tenue de cotiser.  La rente de vieillesse qu'elle génère est censée couvrir les besoins vitaux de la personne retraitée.

Le deuxième pilier, la prévoyance professionnelle, est obligatoire uniquement pour les salariés. Chaque employeur paie une cotisation pour ses employés et retient également un montant du salaire de ses employés, qu'il verse à une institution de prévoyance (caisse de pension). La rente issue par la prévoyance professionnelle, ajoutée à celle de l'AVS, est censée permettre à la personne retraitée de conserver son niveau de vie antérieur.

Le troisième pilier est facultatif. C'est un système de prévoyance individuelle qui donne la possibilité à tout individu de mettre de l'argent de côté pour se préparer une rente supplémentaire lors de sa retraite. L'Etat favorise la prévoyance individuelle par le biais d'avantages fiscaux.

En Suisse comme dans la plupart des pays développés, le nombre de personnes actives est en diminution et le nombre de retraités augmente. Ce phénomène lié au vieillissement de la population est très préoccupant; à terme, il représente une menace sérieuse pour le bon fonctionnement du système de sécurité sociale, dans lequel ce sont les personnes actives qui paient pour financer les retraites des aînés.

Actuellement, pour chaque retraité il y a 4 personnes professionnellement actives. En 1900, cette proportion était de 1 pour 10.

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