Le Glossaire du crÉateur d’entreprise

Actif : Ensemble des biens matériels et immatériels possédés par l’entreprise.

Action : Une action est un titre de propriété, représentant une part du capital social d’une société. Elle donne droit au partage des bénéfices (par le versement d’un dividende) et à un vote lors des assemblées générales d’actionnaires.

Actionnaire : Personne physique ou morale liée à la société non pas par le contrat de société mais par la détention d’un titre négociable représentant une fraction du capital de l’entreprise.

Acquisition : L’acquisition est l’achat d’un actif ou d’une entreprise par un une autre entreprise ou un institutionnel.

Affacturage (ou factoring) : Sous-traitance de la facturation et des paiements, ainsi garantis, par leur revente moyennant intérêts à un établissement : le factor. L’affacturage permet aussi d’obtenir de la trésorerie par voie d’escompte.

Affidavit : Déclaration sur l’honneur qui certifie la jouissance d’un droit, notamment dans le trafic des valeurs mobilières, sur l’origine et la détention de papiers-valeurs, par exemple: déclaration que la banque donne au propriétaire de certains titres, domicilié à l’étranger, afin qu’il soit exempt des impôts que la Suisse prélève sur ces placements, puisque ces derniers sont déjà soumis à l’impôt dans le pays de résidence du détenteur des titres.

Amortissement : L’amortissement constate et compense la dépréciation que subissent les équipements lourds et le matériel d’exploitation en raison de leur usure ou du progrès technologique.

Assemblée Générale Ordinaire : Toute société ayant plusieurs actionnaires est dans l’obligation d’organiser chaque année une assemblée générale.

Associé : Personne morale ou physique possédant une part du capital social de l’entreprise.

Autofinancement : L’autofinancement correspond aux ressources internes de financement, générées par l’exploitation de l’entreprise. Plus il est élevé, moins vous aurez besoin de faire appel à des financements externes.

Bénéfice : En tant que notion de comptabilité, un bénéfice ou excédent ou solde positif, provient de recettes et autres produits comptables supérieures à des dépenses et autres coûts (charges comptables). L’inverse (écart monétaire négatif) est appelé déficit ou perte.

Besoin en financement d’exploitation : Montant des capitaux immobilisés dans le cycle d’exploitation.

Bilan : Le bilan décrit l’actif et le passif d’une entreprise à un moment donné : c’est une photographie instantanée d’une entreprise.

Brevet : Protection des inventions contre le piratage, limitée géographiquement et en durée. Le dépôt de brevet est soumis à des règles variant selon les pays.

Budget de trésorerie : Le budget de trésorerie rend compte de la solvabilité de l’entreprise. Il recense toutes les opérations de recettes et de dépenses, mois par mois.

Business Angel (BA) : Un business Angel est un homme d’affaire qui investit son argent à titre personnel dans une entreprise en laquelle il croit, en échange d’une participation minoritaire au capital. Son implication n’est pas que financière, il conseille, assiste et fait profiter de son expérience la jeune entreprise. Le Business Angel est généralement un financier ou un industriel aguerri et discret, qui possède un réseau de relations et un carnet d’adresses susceptibles d’assurer le succès de ses investissements.

Cashflow : Le cash flow est souvent utilisé en langage courant en France pour désigner une quantité qui s’apparente à la notion comptable de capacité d’autofinancement d’une entreprise. Les deux notions sont souvent confondues. En anglais, la notion de capacité d’autofinancement se nomme cash-earnings. Toutefois le cash flow au sens originel anglosaxon tient compte plutôt des encaissements et décaissements effectivement réalisés au cours de la période, ce qui traduit en français correspondrait au flux de trésorerie.

Capital-Amorçage : Aussi appelée ” Seed Capital ” ou ” fonds d’amorçage”, c’est une prise de participation en capital dans une entreprise, qui intervient avant le réel démarrage de l’activité.

Capital-risque : Le capital-risque est une prise de participation en capital dans des entreprises nouvelles ou en phase de création. Les investissements en capital-risque sont assumés par des opérateurs spécialisés, souvent filiales de groupes d’investissement plus importants (banques…). Leur participation au capital est minoritaire, avec l’espoir de dégager ultérieurement des plus-values lors de la revente de la participation. Les rendements minimaux exigés sont d’au moins 20% par an pour un investissement qui sera au minimum de 2 millions de francs.

Capital social : Montant des sommes et des biens apportés par les associés ou les actionnaires lors de la constitution de la société ou de son accroissement. Il figure au passif du bilan en tant que dette envers les associés et actionnaires.

Capital-transmission : Une opération dans laquelle le dirigeant et actionnaire principal transmet la majorité du capital de son entreprise à un investisseur tout en restant lui-même actionnaire minoritaire et souvent dirigeant pendant la période de transmission de l’entreprise.

Certification : Démarche volontaire par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu’un produit, une organisation, un processus, un service ou les compétences d’une personne sont conformes à des exigences spécifiées.

Compte de résultat : Liste des recettes et des dépenses encourues au cours d’un exercice. Son solde est le bénéfice ou la perte net(te) de l’exercice.

Compte de résultat prévisionnel : Le compte de résultat prévisionnel regroupe en un seul document l’ensemble des produits et des charges pour chacune des trois premières années d’activité de votre entreprise. Il fait apparaître le bénéfice ou la perte prévisionnelle pour chacune des trois années.

Coopérative : La coopérative est une façon originale de développer une activité de manière solidaire entre les différents associés. Elle s’exerce sous la forme juridique de sociétés coopératives de production.

Créance : Somme due au titre d’un contrat de vente.

Crédit-bail (Leasing) : Technique de crédit dans laquelle le prêteur offre à l’emprunteur la location d’un bien, assortie d’une promesse unilatérale de vente, qui peut se dénouer par le transfert de la propriété à l’emprunteur. Cette technique fait, en France, l’objet d’une réglementation législative explicite.

Crédit d’impôt : Créance sur le Trésor.

Déficit : Situation financière dans laquelle les dépenses excèdent les recettes.

Dénomination sociale : Identité officielle et juridique mentionnée dans les statuts de l’entreprise.

Dividende : Revenu versé par l’entreprise à ses actionnaires une ou plusieurs fois par an. En Suisse, imposition partielle des dividendes pour les participations qualifiées, à hauteur de 60 % dans la fortune privée et de 50 % dans la fortune commerciale.

Double imposition économique : La double imposition désigne le fait, pour un revenu, d’être imposé deux fois au niveau fiscal. Pour l’actionnaire-dirigeant une fois au niveau des bénéfices de l’entreprise et une seconde fois à travers l’imposition du dividende.

Droit de timbre d’émission : Taxe que la Confédération perçoit sur l’émission d’actions, sur les bons de participations, d’obligations.

Échéance : Date à laquelle l’acheteur doit effectuer le paiement d’un bien acquis par contrat de vente.

Encourt : Découvert (banque) – Factures à payer non-échues (fournisseur).

Entreprise : Légalement, toute personne physique ou morale produisant des biens et des services.

Escompte : Facilité de trésorerie obtenue moyennant intérêts (taux d’escompte) par la vente de ses créances à un établissement financier (banque, factor, etc) qui se chargera ensuite de les recouvrer pour son compte. Les créances sont ainsi encaissées avant leur échéance.

Établissement : Lieu ou s’exerce l’activité de l’entreprise.

Exercice comptable : Laps de temps uniforme, le plus souvent de 12 mois et s’étalent du 01/01/n au 31/12/n. L’exercice est une période de temps délimitée au cours de laquelle une entreprise enregistre tous les faits économiques qui concourent à l’élaboration de sa comptabilité. Il se termine (se clôture) par la production des états comptables. La durée d’un exercice est généralement de douze mois (le plus souvent du premier janvier au 31 décembre de chaque année).

Filiale : Société détenue à plus de 50% par une autre société.

Flux de trésorerie : En finance et en comptabilité analytique, le flux de trésorerie est la capacité d’autofinancement (cash flow). En comptabilité générale, le flux de trésorerie est un mouvement de liquidité.

Financement obligataire : Action consistant à se financer à travers une émission d’obligations. Utilisée aussi bien par des organismes privés que les collectivités publiques.

Fond de roulement : Correspond aux éléments indispensables pour démarrer et maintenir le cycle d’exploitation de l’entreprise.

Franchise : La franchise est une concession d’exploitation de votre marque. Le franchiseur, fort de sa notoriété acquise autour d’une marque, concède au franchisé cette marque (à laquelle est associée en général d’autres droits, un savoir-faire, une enseigne…). Le franchisé, en contrepartie, lui verse une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires.

Fusion : Opération par laquelle une ou plusieurs sociétés se réunissent pour n’en former plus qu’une seule. Elle peut résulter, soit de la création d’une société nouvelle, soit de l’absorption d’une société par une autre. La fusion entraîne la dissolution sans liquidation des sociétés qui disparaissent et la transmission universelle de leur patrimoine (actif et passif) aux sociétés bénéficiaires avec échange des actions des sociétés qui disparaissent contre des actions des sociétés bénéficiaires.

Garantie de Passif : Lors d’une opération de Fusion-Acquisition,la garantie de passif permet à l’acquéreur de se protéger de toute augmentation de passif ultérieure à l’acquisition et dont la cause serait antérieure à l’opération (contrôle fiscal après l’opération impliquant des sanctions financières, apparition d’une dette,…).

GIE – Groupement d’intérêt économique :
La constitution d’un GIE a pour but le prolongement de l’activité économique de ses membres : plusieurs entreprises, tout en gardant leur indépendance, se groupent pour développer leur activité économique.

Holding : Montage juridique permettant à une société, la société holding, de regrouper des activités très différentes ou de rationaliser les différentes fonctions d’une entreprise, par des jeux de participation en capital.

Impôt progressif : Se dit d’un impôt lorsque pour le calculer, on applique des taux différents à des bases différentes. On obtient ainsi un barème (exemple : l’impôt sur le revenu). On l’oppose à l’impôt proportionnel qui est la simple application d’un taux (ou à la limite de plusieurs taux) à une base unique (exemple, la TVA).

Investissement Direct : Les investissements directs sont des engagements de capitaux à l’étranger dans le but de réaliser une activité durable (joint-venture, acquisitions de sociétés étrangères,…).

Leasing (crédit-bail) : Technique de crédit dans laquelle le prêteur offre à l’emprunteur la location d’un bien, assortie d’une promesse unilatérale de vente, qui peut se dénouer par le transfert de la propriété à l’emprunteur. Cette technique fait, en France, l’objet d’une réglementation législative explicite.

Leasing fiscal : Opération de crédit bail permettant d’optimiser l’impact fiscal des loyers versés.

Lettre d’intention : La lettre d’intention est l’étape précédant la cession d’une entreprise.

Maison Mère : établissement principal dont dépendent des succursales.

Marché primaire :
Le marché primaire est celui sur lequel les nouveaux titres (actions, obligations) sont émis et souscrits par des investisseurs. Il s’agit du marché financier des titres nouvellement émis “, par opposition au marché secondaire qui en est le marché ” d’occasion “.

Marché secondaire :
Le marché secondaire est celui sur lequel sont échangés en Bourse les titres financiers déjà créés (sur le marché primaire). En assurant la liquidité des titres émis échangés et cotés sur le marché, le marché secondaire assure la qualité du marché primaire et l’évaluation des titres financiers.

Marque :
La marque désigne une gamme de produits ou de services d’une entreprise. C’est un investissement qu’il faut protéger par un dépôt de marque. Elle est un bien incorporel, une valeur négociable à l’actif de l’entreprise.

Moins-value : Différence négative entre le prix de vente d’un bien ou d’un titre et son prix d’acquisition.

Nom commercial : Un nom une marque ou une enseigne, choisis par l’entreprise pour se faire connaître et reconnaître du public.

Nom de domaine : Nom de reconnaissance de sites web sur internet. Correspond à une série de noms reliés par des points (www.fidex-entreprises.ch). À chaque nom de domaine correspond une suite de chiffres séparés par des points : l’adresse IP. Cela permet aux utilisateurs de simplifier l’accès aux sites en les nommant. Les suites de numéros IP sont utilisées entre ordinateurs et serveurs pour correspondre et trouver le site recherché.

Numéro de TVA intracommunautaire : Numéro individuel attribué aux personnes assujetties à la TVA effectuant des opérations intracommunautaires. Il comporte 13 signes : code pays ( 2 lettres ) + clé ( 2 chiffres )+numéro SIREN ( 9 chiffres ).

Obligation : Une obligation est une valeur mobilière. C’est un titre de créance représentatif d’un emprunt. En tant que tel, l’obligation est cessible et peut donc faire l’objet d’une cotation sur le marché secondaire (cotation en bourse). Dans la pratique, les volumes échangés se négocient principalement sur le marché primaire (gré à gré).

Option sur titres : Option d’acquisition ou de souscription d’actions ou de toute autre valeur mobilière.

Organe de révision : Le commissaire aux comptes en Suisse. Son rôle est de vérifier
la conformité des comptes annuels.

Passif : Dans un bilan, tout ce qui est dû aux actionnaires aux associés et aux tiers (Etat, fournisseurs, personnel).

Plus-value : Différence positive entre le prix de vente d’un bien ou d’un titre et son prix d’acquisition (prix de vente> prix d’achat).

Profit : C’est une rémunération variable, imprévisible mais espérée, du risque pris par le détenteur d’un capital donné investi.

Rapport annuel : Ce document essentiel contient les éléments nécessaires à l’information des actionnaires de toute société, cotée ou non, pour la tenue de l’assemblée générale ordinaire annuelle.

Référencement : Technique qui consiste à faire enregistrer un site dans les bases de données des moteurs de recherche d’Internet, suivant des critères discriminants. Ces critères sont des mots clés (appelés Meta) qui servent à indexer puis à classer le site référencé. Ces mots clés seront utilisés par les internautes lors d’une recherche. En retour, le moteur de recherche affichera les sites correspondants en fonction des Meta puisés dans sa base.

Réserves latentes : Les Réserves latentes sont des réserves du capital propre dissimulé. C’est-à-dire la différence entre les fonds propres figurant au bilan et les fonds propres réels. Art 669.2 C.O. «Le C.A. peut à des fins de remplacement procéder à des amortissements, à des corrections de valeurs et à la constitution de provisions pour risques et charges supplémentaires, il peut également renoncer à dissoudre les provisions pour risques et charges devenues superflues. » En Suisse, elle se légitime par le principe de précaution.

Réserves légales : Obligation pour les SA et les SARL d’opérer sur le bénéfice de l’exercice diminué des pertes antérieures, un prélèvement d’un vingtième au moins affecté à la formation d’un fonds de réserve. Elle cesse d’être obligatoire lorsque la réserve atteint 10% du capital social.

Résultat d’exploitation : Il exprime le résultat réalisé par une entreprise à travers l’exploitation habituelle de ses seuls facteurs de production. Il ne prend en compte ni les produits et charges financiers, ni les produits et charges exceptionnels, ni la participation des salariés aux résultats de l’entreprise, ni les impôts sur les bénéfices.

Scission : La scission est la séparation des différentes filiales d’un groupe en entité indépendante. C’est le contraire de la fusion.

Seuil de rentabilité : Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires minimum à partir duquel un produit (ou une activité d’une entreprise), à coût donné, devient rentable, c’est-à-dire qu’il cesse de perdre de l’argent. Il existe bien entendu autant de seuils de rentabilité que de prix de vente possible. L’art de la fixation des prix consiste à déterminer le meilleur, ou le moins mauvais, pour la rentabilité de l’entreprise. Tant qu’un produit n’atteint pas son seuil de rentabilité, il perd de l’argent ; quand la situation dure trop longtemps, le produit est généralement retiré du marché. Le calcul du seuil de rentabilité est donc un élément important dans la décision de commercialiser ou de continuer la diffusion d’un produit.

Société Anonyme (SA) : Société Commerciale dont le capital est divisé en actions librement cessibles et négociables. Les associés ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports.

Société à Responsabilité Limitée (Sàrl) : Société commerciale dont le capital est divisé en parts sociales qui ne sont pas des actions et ne sont pas librement cessibles. Les associés ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports.

Sous-traitance : La sous traitance est le fait pour une entreprise de confier une partie de sa production à une autre entreprise.

Succursale : Une succursale est une entreprise directement rattachée à une autre société. A la différence de la filiale, la succursale n’a pas une personnalité morale distincte de sa “maison-mère”. C’est une simple structure décentralisée. Par exemple, contrairement à une filiale, la maison mère et la succursale ont une comptabilité commune, établissent la même liasse fiscale.

Taux d’escompte : Taux d’intérêt dû à l’organisme qui établit l’escompte – Réduction acquise en cas de paiement avant échéance.

TVA ou Taxe sur la Valeur Ajoutée : La TVA est un impôt indirect sur les dépenses de consommation. Elle est payée par le consommateur et collectée par les entreprises qui participent au processus de production et de commercialisation. Le montant de la taxe est proportionnel au prix de vente hors taxe (HT). Le principe est le suivant : l’entreprise majore son prix de vente du montant de la TVA qu’elle facture à son client et qu’elle reverse à l’Etat après déduction des montants de TVA (opération dite de récupération de la TVA) qu’elle a dû payer à ses propres fournisseurs pour acquérir les biens et services nécessaires à son activité.

Valorisation des stocks : La valorisation des stocks d’une entreprise consiste à déterminer le montant établi au titre des stocks lors de leurs entrées au bilan, ainsi que lors de leurs sorties. Les stocks de matières premières et de marchandises doivent être inscrits au bilan au coût d’acquisition tandis que les produits finis et les éléments en cours de production le sont au coût de production.
En savoir moins >